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Jour 1 : Quitter le Pérou et entrer en Bolivie 🇧🇴

Après onze jours au Pérou, j’avais déjà l’impression d’avoir beaucoup donné. L’altitude, les trajets, l’intensité des paysages. Et pourtant, la Bolivie m’attendait encore. Pas comme une nouvelle destination, mais comme la suite logique du voyage.

Le départ se fait tôt. 7h du matin, bus au départ de Puno, direction Copacabana. Le passage de la frontière est simple, presque banal : descente du bus, quelques formalités, un tampon sur le passeport. Rien de compliqué, mais toujours cette sensation particulière de changer de pays à pied, sac sur le dos, entre deux files d’attente. Le décor ne change pas vraiment, mais l’atmosphère, elle, devient plus silencieuse.

Copacabana est une entrée en matière douce pour la Bolivie. Une petite ville tranquille, posée au bord du lac, loin de l’agitation. J’y passe une nuit seulement, mais c’est suffisant. Le rythme est lent, presque immobile. Je marche, J’observe, Je respire.

Parmi les choses à voir, la basilique de Copacabana occupe une place centrale. Très fréquentée par les locaux, elle donne un aperçu de la ferveur religieuse du pays. Pour prendre un peu de hauteur, la montée au Cerro Calvario offre une belle vue sur le lac et les environs, surtout en fin de journée.

💡Activité sympa :

Si tu as plus de temps, Copacabana est aussi le point de départ idéal pour une excursion à Isla del Sol. L’île est réputée pour ses sentiers, ses villages traditionnels et ses panoramas sur le lac Titicaca. Beaucoup choisissent d’y passer la journée, voire une nuit, pour profiter pleinement de l’ambiance.

De mon côté, je n’ai pas fait cette excursion. Mon passage à Copacabana était volontairement court. Je savais dès le départ que mon objectif en Bolivie était ailleurs : La Paz, le sud Lipez et le Salar d’Uyuni. Copacabana a donc été une simple étape de transition, une pause nécessaire avant d’entrer dans le cœur du voyage.

Jours 2 & 3 : De La Paz à Tupiza : longues routes boliviennes 🚍

Le lendemain matin, direction La Paz en bus. Environ 155 kilomètres, quatre heures de trajet à travers l’Altiplano. L’arrivée est saisissante : La Paz est bruyante, dense, verticale.

Je n’y reste que brièvement, consciente que j’y reviendrai cinq jours plus tard pour la découvrir plus en profondeur. Le temps d’un tour rapide dans la capitale, de manger quelque chose, puis me voilà déjà à la gare routière. Le voyage qui m’attend est long : un premier trajet de 9 heures avec un arrêt à Potosí, puis un second de 7 heures vers Tupiza. Heureusement, les bus sont très confortables, ce qui rend ces longues heures beaucoup plus supportables. (D’ailleurs, je donne plus d’infos sur les moyens de transport en Bolivie dans cet article.)

À l’arrivée à Tupiza, je m’achète rapidement quelque chose à manger avant de rejoindre le Hostal Butch Cassidy (noté 8.3 sur Booking). Je m’écroule sur le lit, épuisée par la journée et les heures passées dans les bus. Le sommeil me gagne immédiatement, profond et réparateur. Je ne me réveille que le lendemain matin, prête à entamer l’aventure du sud Lipez.

Jour 4 : Premiers pas dans le sud Lipez 🦙

Premier jour d’aventure, le réveil est matinal, notre départ est prévu à 7h30. Nous sommes un groupe de 5 personnes et faisons la rencontre de notre guide Ademar qui va nous accompagner les prochains jours.

Pour organiser cette excursion de 4 jours / 3 nuits dans le sud Lipez et le Salar d’Uyuni, j’ai choisi de passer par Voy Tours, une agence locale très connue à Tupiza spécialisée dans les tours de plusieurs jours vers les grands sites de l’Altiplano. C’est celle que j’ai retenue après avoir sollicité plusieurs agences sur place, car elle proposait exactement le circuit que je voulais et de bonnes options en 4×4 avec guide et hébergements inclus. 

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On quitte Tupiza et très vite, les routes goudronnées laissent place aux pistes de terre. La première étape est Palala, suivie de Sillar. Les formations rocheuses sont très impressionnantes et offrent des couleurs et textures étonnantes. On descend du 4×4 pour marcher un peu et prendre des photos, observer le paysage de plus près.

On continue la route et, au détour d’une piste, on croise un groupe d’alpagas. Ils traversent tranquillement, sans se presser. On s’arrête quelques minutes pour les observer et prendre des photos. On s’arrête ensuite à Cerillos pour le déjeuner. Le village est petit et très simple, mais la pause est bienvenue après plusieurs heures de route. 

Après le déjeuner, direction Ciudad del Encanto. L’endroit porte bien son nom : formations rocheuses, grands espaces et impression d’isolement total. On marche un peu, on observe les alentours, puis on reprend la route.

La prochaine étape est celle des Ruinas, souvent surnommées le « mini Machu Picchu ». La visite est rapide mais intéressante, avec une vue dégagée sur les environs et un aperçu du passé de la région.

En fin de journée, nous entrons dans le parc national Eduardo Avaroa. Le coucher de soleil est spectaculaire. À 4 855 mètres d’altitude, les couleurs sont intenses et la sensation d’être coupé du monde est totale.

Nous rejoignons ensuite notre logement pour la nuit à Quetena. Le confort est sommaire, mais l’essentiel est là. La soirée se passe avec les autres voyageurs qui partagent le même hébergement : on mange ensemble, on échange sur la journée et sur ce qui nous attend le lendemain. Après une journée entière sur les pistes, le sommeil arrive vite.

Jour 5 : Lagunes, désert et flamants roses 🦩

Après un bon petit déjeuner, on repart à l’aventure. À peine sur la route, on se retrouve face à un immense troupeau de lamas. Des centaines, qui traversent en courant, les uns derrière les autres. On s’arrête net. Le silence, l’immensité du paysage, la scène devant nous… un moment suspendu. Sans hésiter, l’un des souvenirs les plus forts du voyage.

La journée commence ensuite avec la Laguna Hedionda. L’eau est claire, entourée de montagnes, et le décor change encore une fois. On prend le temps d’observer, de marcher un peu, avant de reprendre la route.

Prochaine étape : Kollpa Laguna. C’est ici que l’on voit nos premiers flamants roses. Ils sont là, immobiles ou en mouvement lent, parfaitement intégrés au paysage. Le contraste entre le blanc du sel, le bleu de l’eau et le rose des flamants est saisissant.

On traverse ensuite le désert de Dalí. Le paysage est presque irréel, avec ses roches sculptées et ses étendues ouvertes qui donnent l’impression d’être sur une autre planète. La route serpente à travers ce décor complètement minéral.

Après le désert, on prend la direction des thermes naturels. L’arrêt fait du bien après plusieurs heures de route. L’eau est chaude, le décor complètement brut, entouré de montagnes. On décide d’y rester pour prendre le déjeuner. 

Après le déjeuner, direction les geyseres de Sol de Mañana. Le sol fume, l’odeur de soufre est forte et l’activité géothermique est impressionnante.

L’après-midi se termine à la Laguna Colorada, sans doute l’un des sites les plus impressionnants du sud Lipez. L’eau rouge, les dépôts minéraux et les flamants roses, encore plus nombreux ici, offrent un spectacle unique. On prend le temps d’observer, de photographier, et de simplement profiter du moment avant de rejoindre notre logement dans un coin perdu pour y passer la nuit. 

Jour 6 : Cap sur le Salar d’Uyuni 🧂

Le réveil est matinal. On reprend la route très tôt, toujours à travers ces paysages immenses et silencieux. Première étape de la journée : l’Arbre de pierre, posé là, au milieu de nulle part. La formation est étonnante, sculptée par le vent, et tranche avec le décor désertique autour.

On traverse ensuite le désert de Siloli, vaste étendue aride, presque lunaire. La route est longue, droite, et donne encore cette impression d’être complètement coupé du monde.

La journée continue avec le passage par quatre lagunes, toutes différentes, chacune avec ses couleurs et son ambiance propre. On s’arrête brièvement à chaque fois, le temps d’observer, de prendre quelques photos, puis on reprend la route. On s’arrête sur la route pour prendre notre déjeuner.

Dans l’après-midi, on met enfin le cap sur le Salar d’Uyuni. L’arrivée a quelque chose de déroutant. Plus d’horizon au sens habituel du terme : tout devient plat, blanc, infini. Le regard se perd immédiatement. On rejoint notre hôtel entièrement construit en sel. Les murs, les tables, les lits… tout est là, brut, sans décoration superflue.  On marche sur du sel. C’est basique, presque austère, mais parfaitement à sa place dans cet environnement hors norme.

À peine les affaires posées, on ressort. Le coucher de soleil commence doucement. Les couleurs changent sans prévenir. Le blanc se nuance de rose, d’orange, puis glisse lentement vers le violet. Autour de nous, le silence est absolu. Aucun bruit, aucun repère, juste cette immensité. 

Ademar, notre guide, en profite pour sortir l’appareil. Il connaît parfaitement l’endroit et joue avec la lumière. Il nous place, nous fait avancer, reculer, attendre le bon moment. On se retrouve à poser en silhouettes, minuscules face à l’immensité du Salar. Les photos capturent exactement ce que l’on ressent : cette sensation d’être perdu dans l’espace, entre ciel et terre. Un moment simple, puissant, qui s’impose sans effort et qui restera longtemps gravé.

Jour 7 : Derniers instants magiques sur le Salar d’Uyuni et retour à La Paz 🌵

Le réveil est très matinal, en pleine nuit. Dehors, le ciel est totalement étoilé. La Voie lactée est visible à l’œil nu, nette, presque irréelle. On sort en silence, encore à moitié endormis, mais déjà impressionnés par ce qui nous entoure.

On prend la route avec Ademar, toujours calme, toujours sûr de lui. Il roule dans l’obscurité presque totale, sans même allumer les phares. Il nous explique qu’ici, il se repère à la forme des montagnes, à peine visibles à l’horizon. La scène est à la fois fascinante et un peu déroutante. On se sent minuscules, mais entre de bonnes mains.

On se dirige vers le lever de soleil sur l’Isla Incahuasi. Une fois arrivés, on entame une petite randonnée, encore dans la pénombre. Le froid est vif, l’air sec, ça monte fort. Puis, peu à peu, la lumière apparaît. Arrivés au sommet, la vue se dévoile d’un coup. Autour de nous, des cactus géants, et à perte de vue, une immense mer de sel. Le soleil se lève lentement, les couleurs changent, le Salar s’illumine. Le spectacle est grandiose. On reste là, sans parler, simplement à regarder. On en profite aussi pour faire voler le drone. Vu d’en haut, l’Isla Incahuasi posée au milieu du Salar est encore plus impressionnante. Les images donnent une autre dimension au lieu, presque irréelle. 

On redescend après ce moment fort pour prendre le petit déjeuner. L’ambiance est encore un peu silencieuse, chacun digère ce qu’on vient de vivre. Puis Ademar nous propose une séance photo sur le Salar. Il déborde d’idées : photos en perspective, mises en scène improbables, poses décalées. Il nous place, nous fait avancer, reculer, recommencer. On joue le jeu, on rigole beaucoup. Les photos et les vidéos sont vraiment réussies et géniales, et surtout pleines de spontanéité. Un dernier moment léger et fun au milieu de cette immensité blanche.

On reprend ensuite la route avec quelques derniers arrêts. Passage par le musée de l’hôtel de sel, rapide mais intéressant, puis par la Plaza de las Banderas. Des drapeaux du monde entier flottent au milieu du Salar. J’en profite pour planter les drapeaux algérien et palestinien, un geste simple mais symbolique, chargé de sens dans un endroit aussi hors du commun.

On continue avec un arrêt au monument du Dakar, avant de rejoindre le cimetière de trains à l’entrée d’Uyuni. Les carcasses rouillées, abandonnées dans le désert, contrastent fortement avec la blancheur du Salar. On prend encore le temps de se balader et de faire quelques photos.

On fait ensuite un dernier arrêt à Colchani, le petit village connu pour son artisanat local. L’occasion de découvrir les créations en sel et de dénicher quelques souvenirs avant le déjeuner.

On partage ensuite un dernier déjeuner tous ensemble, avant qu’Ademar ne nous dépose à la gare routière d’Uyuni à 14h, pour prendre notre bus vers La Paz. La fin d’une aventure intense, marquante, et clairement l’un des temps forts de ce voyage en Bolivie.

Le trajet en bus depuis Uyuni vers La Paz est long : il faut compter une bonne partie de l’après‑midi et la soirée sur la route, avec des arrêts et la fatigue qui s’accumule après plusieurs jours intenses. J’arrive tard dans la capitale, alors que la nuit est déjà tombée.

Je me rends ensuite à mon hôtel, Altus Express Hotel, bien situé en centre‑ville, à quelques pas des marchés et des téléphériques. J’installe mes affaires, puis prends une douche bien chaude. La chaleur de l’eau et la fatigue accumulée font rapidement effet. Quelques minutes plus tard, je sombre dans un sommeil profond, prête à profiter de La Paz le lendemain.

Jour 8 : La Paz vue du ciel et couleurs de Chualluma 🧙🏻

Le réveil est tranquille ce matin-là. Après plusieurs jours intenses dans le sud Lipez et le Salar, il fait du bien de prendre un rythme plus doux. Je ne sors de l’hôtel qu’à midi pour découvrir La Paz.

Je commence par le Marché des sorcières, étrange et fascinant. Herbes, potions, fœtus de lama séchés, amulettes… mais ce n’est pas tout : des décorations crochetées, des parapluies suspendus, des guirlandes colorées décorent les étals et les allées, donnant au marché une atmosphère presque magique. Je prends le temps d’observer les étals, de sentir les odeurs, et de m’imprégner de cette ambiance unique avant de prendre un peu de hauteur pour découvrir la ville autrement.

Je pars ensuite vers El Alto, où je monte dans le téléphérique bleu, puis enchaîne avec la ligne violette. Depuis les cabines, La Paz s’étend à perte de vue. Les collines, les maisons, les rues sinueuses… tout apparaît sous un autre angle, et je commence enfin à comprendre l’immensité et la verticalité de cette ville incroyable.

Une fois descendue, je marche sans but précis, me laissant porter par les ruelles et les petites places. Je remarque les gens assis tranquillement, discutant ou regardant simplement la ville vivre autour d’eux. L’atmosphère est loin de la frénésie parisienne, ici tout semble plus posé, plus détendu, et ça fait du bien après plusieurs jours de voyage intense.

Je pars ensuite vers Chualluma, en prenant la ligne rouge du téléphérique. Survoler ce quartier depuis le ciel est un vrai spectacle : les façades peintes, les ruelles animées et les fresques forment un patchwork vivant qui saute aux yeux. Une fois descendue, je me promène à pied dans les petites rues. L’endroit est super cute, chaque coin réserve des surprises, des couleurs, des détails artisanaux. Je prends des photos, je m’arrête pour observer les murs décorés et la vie locale, et je profite pleinement de cette atmosphère chaleureuse et authentique.

Après cette balade, je redescends vers le centre-ville. La place principale est animée : bâtiments colorés, passants, quelques artistes de rue… L’ambiance typique d’une ville andine est palpable. Les cafés et petites boutiques donnent envie de flâner, de s’asseoir et d’observer la vie autour de soi.

Je me dirige ensuite vers le Marrakesh Restaurante, un vrai coup de cœur. Le lieu est petit mais chaleureux et joliment décoré, et le patron, Akou, est d’une gentillesse incroyable. Le menu est un vrai festin : falafels, hummus, couscous, grillades, accompagnés d’une limonade au citron et à la menthe délicieuse. Je m’attable et savoure chaque plat, prenant mon temps, discutant un peu avec Akou et profitant de l’ambiance. Je reste facilement 3 heures, le temps de me régaler et de profiter de cette dernière soirée en Bolivie, pleine de saveurs et de souvenirs.

Jour 9 : Derniers souvenirs à La Paz et cap vers l’Amazonie

Le lendemain, je me réveille tranquillement et profite d’un dernier moment à La Paz. Avant de quitter la ville, je me dirige une dernière fois vers le Marché des sorcières pour acheter quelques souvenirs, petits objets et amulettes qui me rappelleront cette aventure unique.

Le temps passe vite, et bientôt il est l’heure de me rendre à l’aéroport de La Paz. Mon vol me ramène à Lima, au Pérou, pour la dernière étape de mon voyage : Iquitos et l’Amazonie, où m’attend encore une immersion dans une nature et une culture complètement différentes.

Conclusion  🩵

La Bolivie m’a profondément marquée. Des routes du sud de Lipez aux villages colorés de La Paz, jusqu’au blanc infini du Salar d’Uyuni, chaque paysage m’a laissé des souvenirs uniques. Les longues routes, les couchers et levers de soleil, les marchés et téléphériques m’ont fait ressentir la grandeur et l’authenticité du pays.

Ce pays ne se contente pas de se montrer : il se vit, à son rythme, avec ses contrastes et sa beauté brute. Après ces jours intenses, je repars avec des images et sensations uniques, et l’impression d’avoir touché à l’âme de la Bolivie.

Bien sûr, il y a encore d’autres villes à découvrir et la jungle bolivienne, notamment Rurrenabaque, que je n’ai pas eu le temps d’explorer. Je compte y revenir, non seulement pour visiter ces régions, mais aussi pour revivre l’expérience du Salar d’Uyuni à un moment où il est recouvert d’eau et reflète le ciel comme un immense miroir. 🩵

Activités à faire au départ de La Paz
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Je m’appelle Wissem, ingénieur en informatique… ce qui veut dire que je passe mes journées à parler le langage des écrans noirs et à faire semblant que je comprends tout 😅. Mais dès que j’ai un moment de liberté, je troque le clavier pour un passeport : voyager est ma passion numéro un 🌍✈️. Ici, je partage mes aventures, mes récits de roadtrips, mes conseils pour voyager malin… et parfois quelques anecdotes un peu folles. Mon but ? Vous donner envie de partir explorer le monde, sac sur le dos et curiosité dans les yeux 🎒👀✨.

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